Collection SS22

Collection SS22

Entièrement tissée main, la collection SS22 pose un regard contemplatif sur l’été scandinave. Les motifs multicolores évoquent une nature sauvage, ensoleillée, apaisante, ou fêtent l’atmosphère joyeuse du spectacle de pantomime, inscrit dans la mémoire collective danoise.
17 mars, 2022 — Jamal Nielsen
Poul Henningsen, mester de la lumière douce

Poul Henningsen, mester de la lumière douce

Les savoir-faire manuels, le choix des matières et le souci du détail sont indissociables du style scandinave. Solidement ancrée dans cette tradition, la Maison Epice a choisi de présenter sa collection AH21/22 dans un cadre emblématique du design danois, l’insolite PH’s eget hus construite en 1937 par l’architecte designer, pionnier de l’éclairage indirect, Poul Henningsen, dit PH.
04 février, 2022 — Jamal Nielsen
Les couleurs d'ÉPICE Paris

Les couleurs d'ÉPICE Paris

« La palette de couleurs est étroitement liée à notre Danemark natal « confie Bess Nielsen, co-fondatrice d’Epice Paris avec le designer Jan Machenhauer. « Ici, les couleurs vibrent singulièrement, très certainement du fait d’un ciel bas et d’un hiver long et sombre » 
28 avril, 2021 — Jamal Nielsen
L'art du tissage d'ÉPICE

L'art du tissage d'ÉPICE

Dès sa création en 1999, Epice a choisi d’offrir un regard croisé entre son studio de création à Copenhague et le savoir-faire ancestral de tisserands en Inde. Au fur et à mesure de leurs voyages et séjours à travers l’Inde, Bess Nielsen et Jan Machenhauer, co-fondateurs de la marque Epice, ont su trouver les meilleurs artisans pour y confectionner leurs premières étoles.

 

Les tisserands indiens

“Le tissage, la broderie… ne peuvent se faire qu’en Inde. Nous avons essayé en France, ou dans d’autres pays d’Europe, mais le résultat manquait de poésie, voire de folie” confie Bess. 

Les tisserands représentent une corporation très respectée en Inde et se regroupent habituellement par villages. Les hommes sont aux métiers à tisser et les femmes à la réalisation des bobines de fils. Ces bobines de fil blanc servent entre autres aux tissages jacquards. La noblesse du geste peut alors s’exprimer. Après une réflexion sur le choix de la taille, le fil, la couleur et l’association de motifs originaux, les pièces sont tissées et imprimées manuellement. Les tisserands passent une journée entière à tisser 2 mètres lorsqu’il s’agit d’un tissage peu complexe. Lorsque l’étole mélange la soie et le coton, ou nécessite un jacquard, le temps de travail passe alors à un jour et demi minimum.

« Nous affectionnons le tissage avec une bordure jacquard, à savoir une bordure dont le motif se tisse de couleurs à l’aide de fils teints ; entre les deux bordures, le tissu resté blanc peut alors recevoir les impressions » explique Jamal Nielsen- PDG de la marque. Chaque pièce est unique et conçue telle une pièce d’art. Lorsque qu’ils ne travaillent pas pour Epice Paris ou pour une autre marque, ces artisans continuent à tisser les saris avec virtuosité.

 

 

Toutefois, comme ils deviennent trop coûteux pour le marché local qui lui préfère les machines, il arrive de plus en plus fréquemment qu’ils soient embauchés dans le bâtiment pour exécuter des tâches ingrates, bien loin de la noblesse de leur savoir-faire. C’est pourquoi le fabricant qui sous-traite le tissage pour Epice est engagé à acheter toute la production, quels que soient les rejets dus aux critères d’excellence de la marque. Grâce à une production régulière depuis plus de 20 ans, Epice Paris permet, à sa manière, de faire perdurer cet artisanat exceptionnel tout en assurant un niveau de vie à ses tisserands et à leur famille.

 



À travers un savoir-faire des plus virtuoses, nos tisserands indiens aux mains d’or donnent aux collections imaginées par le Studio Epice à Copenhague, ce supplément d’âme qui confère à chacune des pièces, singularité et magnificence. Reste alors à ces essentiels de devenir des incontournables dans votre vestiaire.

 

02 avril, 2021 — Jamal Nielsen
Sommer Hus

Sommer Hus

La collection été 2021 s’inspire de l’atmosphère des Sommer Hus, ces maisons d’été danoises qui étaient, à l’origine, des jardins ouvriers conçus aux abords des grandes villes, particulièrement autour de Copenhague, et qui permettaient de cultiver un potager lorsque l’on ne vivait pas dans ou à proximité d’une zone rurale. 

 

Koloni Have Hus 

Puis à partir des années 30 d’après-guerre, l’État permit d’y construire de petites maisons en bois en guise de lieu de villégiature, proches du bord de mer. En effet, pour apaiser les souffrances et privations liées à la guerre, l’État offrit aux danois la possibilité d’avoir une maison à proximité de leur domicile pour y passer le weekend ou les vacances en famille.

Cette communauté de maisons de jardin, communément appelée « Koloni Have Hus » répondait toutefois – et encore aujourd’hui, à un règlement strict : interdiction d’y vivre toute l’année mais uniquement durant les beaux jours, de mai à octobre. L’hiver, l’eau et l’électricité restent coupés sur ordre des autorités locales. Si la terre reste la propriété de l’État, les maisons appartiennent quant à elles aux particuliers qui peuvent vendre leur bien à un prix plafonné, permettant ainsi l’accession aux revenus les plus modestes.

 

La Belle vie

Il est facile d’imaginer, dans un pays au ciel bas et à l’hiver long et sombre, ce que ces Sommer Hus à proximité de la mer pouvaient représenter pour sa population. La promesse d’une échappée belle où le temps s’arrête ; l’éveil des sens grâce à un jardin en fleurs, l’odeur de l’herbe verte, le chant des oiseaux ou encore les rayons du soleil sur la peau. Encore aujourd’hui, c’est le temps du farniente, des apéros entre amis, des longs repas en famille ; celui des rires et d’un bonheur à portée de main. C’est toujours et encore le temps des vacances avec, en ligne de mire, la plage et son bleu vibrant.

 

19 mars, 2021 — Jamal Nielsen